La fellation : ce qui peut bloquer les femmes

Publié par Aurore S le 04 août 2010
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La fellation : un passage obligé dans l'amour ?
Avant toute chose, il est important d’insister : non, la fellation n’est JAMAIS obligatoire ! Car en amour, rien ne l’est. Se forcer sans être prête, c’est le meilleur moyen d’en avoir une mauvaise expérience. Et ce ne sont ni les magazines, ni les copains et copines, ni l’homme en face de vous qui doit vous faire croire le contraire.
Il existe une quantité de jeux sexuels qui peuvent combler un homme, sans que l’on soit obligé d’en passer par là. Si cette pratique est considérée comme de très bonne entrée en matière, elle n’est pas la seule. Les caresses manuelles ou avec une toute autre partie du corps peuvent faire le même effet.
Pour celles qui se refusent totalement à la fellation mais qui ont envie de l’offrir à leur partenaire, il existe également des outils sexuels qui recréent les mêmes sensations et dont les femmes peuvent se saisir dans le cadre de jeux à deux.
Ensuite, si vous avez envie d’essayer ou de repousser vos limites, allez-y progressivement. Commencez par explorer doucement le corps de l’homme, d’abord avec vos mains, votre corps, avant d’y approcher votre visage. Puis tentez d’y déposer des baisers, des caresses, le tout à votre rythme.
La fellation : pas nécessairement un acte de domination
Les réticences à pratiquer une fellation peuvent être de plusieurs ordres. La première est due à l’image que véhiculent les films pornographiques. A genoux, la femme subi les mouvements du bassin de l’homme, et la pénétration du pénis (souvent immense) se fait parfois très profonde. On comprend donc que la première des peurs d’une femme est d’avoir mal.
D’autre part, la bouche est le lieu de la parole. Symboliquement, c’est elle qui construit notre identité. Prendre un homme dans sa bouche n’est donc pas un acte anodin. Surtout si l’image qu’on a en tête est celle où les femmes sont soumises et dominées par l’homme.
La fellation peut effectivement entrer dans un jeu de domination (voulu par les deux partenaires). C’est l’homme qui domine, surtout s’il se positionne au-dessus de sa partenaire qui se retrouve alors soit allongée sous lui, soit à genoux devant lui. Mais cette caresse peut également être comprise comme un abandon de l’homme à la femme quand c’est la femme qui est au-dessus : penchée sur lui, elle le prend dans sa bouche et c’est elle alors qui dirige les opérations et lui qui offre son intimité. Alors cette pratique prend une tout autre signification, loin des représentations pornographiques.
Une réticence physique : le goût et l'odeur...
La fellation consiste en gros à prendre le pénis de son partenaire dans sa bouche. Or ce principe même peut poser problème. En effet, la bouche est d’abord le lieu du plaisir gustatif. Le pénis, par ses secrétions (sperme, liquide lubrifiant) et par le fait que l’évacuation de l’urine se fasse à son extrémité, est effectivement chargé d’odeurs, plus ou moins fortes en fonction de son état de propreté. On comprend donc facilement ces réticences d'ordre olfactif...
Si c’est l’odeur qui vous repousse, c’est un problème qui peut se résoudre assez simplement : une bonne douche pour Monsieur et vos peurs concernant la transpiration et l’urine disparaîtront. Par contre, toutes les odeurs ne disparaitront pas ou réapparaitront rapidement avec l’excitation. C’est dû aux sécrétions de phéromones qui sont des substances chimiques suscitant le désir. Ces odeurs sont donc particulièrement aphrodisiaques pour notre cerveau et une fois dans l’excitation du moment, pour nos narines également.
Ensuite, il y a le goût. Le goût du sperme est unique à chaque homme. Il est provoqué en partie par ce qu’il mange et peut donc être légèrement modifié grâce à un régime alimentaire adapté. L’ail et l’asperge sont par exemple les principaux aliments qu'il est conseillé de limiter. Si ce n’est pas suffisant, il existe également des substances qui, prises avant l’acte, changent le goût du sperme. Ceci dit, avaler le sperme n'est en aucun cas une obligation et il faut se mettre d'accord avec son partenaire sur les aboutissants de l'acte.
Si, pendant la fellation, vous êtes gênée par les émissions du liquide lubrifiant sécrété par les glandes de Cooper, vous pouvez utiliser du lubrifiant parfumé (il en existe avec des goûts exotiques) qui masqueront celui de l’homme.
Avoir des réticences à pratiquer une fellation est donc tout à fait normal. Ce n'est pas un acte anodin et il demande une préparation aussi bien psychologique que physique pour chacun des deux partenaires. Pour cela, il ne faut hésiter à en parler dans le couple afin de trouver des solutions adaptés. Et la première consiste à prendre son temps et à commencer en douceur...
















