
Et si je redoublais ? Le troisième trimestre s’achève, et voici que vos performances n’ont pas du tout fait rigoler vos profs...
Le troisième trimestre s’achève, et voici que vos performances n’ont pas du tout fait rigoler vos profs. À tel point que vous voyez se profi ler, à l’horizon, une proposition de repasser par la case départ à la prochaine rentrée. Et voici que soudain, vous vous sentez un peu mal à l’aise.
Rassurez-vous : votre front n’est pas marqué au fer rouge, et, si la chose se confirme, sachez que redoubler, ce n’est jamais VRAIMENT grave (sauf pour l’amour-propre, mais même ça, ça se gère). Sur l’ensemble d’un cursus, une année "perdue" peut rester très discrète, voire passer inaperçue...
Faut-il pour autant demeurer passif devant la nouvelle, et faire comme si de rien n’était ? Nenni. Plus que jamais, c’est vous qui devrez prendre les choses en main pour transformer une mauvaise nouvelle en vraie chance pour votre avenir (personne ne le fera à votre place, c’est un leurre).
Adoptez immédiatement la positive attitude !
Ne tombez surtout pas dans la série de pièges à nouilles qui s’ouvrent devant vous. Non seulement y succomber vous desservirait, mais votre attitude aurait aussi de bonnes chances d’exaspérer votre entourage (mauvais plan).
Parlez-en déjà à vos parents
Et sans jouer à l’autruche. On ne vous dit pas qu’ils vous féliciteront, mais ils apprécieront votre franchise, et moins dure sera la chute après le dernier conseil de classe. Stratégiquement, leur faire comprendre que vous entendez bien métamorphoser cette forme d’échec en tremplin apaisera l’ambiance familiale qui risque d’être un poil plombée.
Ne laissez pas tout tomber jusqu’en septembre prochain
La tentation est forte de penser que, fichu pour fichu, autant "kiffer la life" tranquillou... Hé bien non. Ce n’est pas parce que vous risquez de repiquer qu’il faut attendre la rentrée les doigts dans le nez. Au contraire. Un petit bilan de vos lacunes s’impose, et vous devez bien vous douter qu’un plan pour rebondir ne s’improvise pas fin août.
Considérez vos profs comme des alliés
Non, ils ne veulent pas votre mort. Oui, ils pensent que redoubler peut vous remettre sur les rails. Et non, ça ne leur plaît pas que vous redoubliez, car c’est aussi un peu leur échec. Ils comptent bien sur la maturité que vous gagnerez en un an et espèrent un investissement de votre part. Ils peuvent même vous donner des tuyaux pour ça : ils en ont plein les poches et seront en principe ravis de vous aider (si vous savez vous y prendre : pas de fanfaronnade ni de lèchebottes grossiers).
Les bonnes résolutions pour septembre
On connaît au moins trois stratégies gagnantes, à utiliser sans modération et tout au long de l’année.
« Je bosse avec régularité ! »
C’est le moment ou jamais. Psychologiquement, il faut vous préparer à une année effiicace, et un programme rigoureux MAIS gérable sera votre meilleur allié. Les bonnes habitudes acquises vous serviront d’ailleurs tout au long de vos études... voire de votre future vie professionnelle.
« Je vise l’excellence dans mes matières favorites ! »
Pas de mauvaise foi : il y en a au moins une ou deux. Et si vous les aimez, il est impossible que vous y soyez absolument nul. On fait bien ce qu’on aime et on aime ce qu’on fait bien, c’est le principe du cercle vertueux ! Devenir un killer dans un domaine est excellent pour le moral et redore une image un peu terne.
« Je revois mes objectifs à long terme à la hausse »
Une section différente ? Une mention au bac ? Des débouchés plus variés ? Vous n’y pensiez pas vraiment jusqu’ici, mais avec de nouvelles bases, tout ou presque peut devenir possible. Soyez ambitieux, et donnez-vous les moyens de décoller vraiment.
Alors, on sourit et on retrousse ses manches ?
par Sylvie de Mathuisieulx
















