
Equipe de France universitaire de Rugby : en route pour le chelem ?
Vainqueurs successifs de l’Ecosse à Edimbourg (47-0) et de l’Irlande à Barbezieux (60-11), les universitaires tricolores n’ont pas fait dans le détail pour leur entrée dans le Tournoi 2010. Les hommes du capitaine Benoît Guyot, étudiant en licence d’économie-gestion à l’Université Paris 2, ont inscrit la bagatelle de quinze essais pour n’en concéder qu’un seul.
Composé de joueurs issus des centres de formation des plus grands clubs français (Toulouse, Clermont-Ferrand, Stade Français, Biarritz) le XV tricolore, déjà rompu aux joutes du haut-niveau, a tout au long de ces deux matches affiché une maîtrise évidente. Après ces deux rencontres parfaitement négociées, leur prochain rendez-vous s’annonce d’ores et déjà palpitant.
Face à l’Angleterre, à Riom le 19 mars, les Bleus viseront en effet le grand chelem dans ce Tournoi réduit à IV Nations, puisque le Pays de Galles et l’Italie ne disposent pas pour l’instant d’équipe universitaire. Vivement le Crunch !
Albert CIGAGNA – Ancien capitaine du Stade Toulousain, cinq fois champion de France – Directeur du CRSU de Toulouse et Manager de France U :
« Ce groupe est intéressant, il vit bien, en totale harmonie avec le message proposé par le staff : prendre du plaisir sur le terrain grâce à un projet de jeu basé sur le mouvement et la prise d’initiative, tout en restant rigoureux et en respectant les fondamentaux. En dehors du terrain, on véhicule une certaine fraîcheur, un état d’esprit qui colle aux valeurs universitaires. C’est très bien perçu par les joueurs. La pression du résultat existe mais elle est positive. A travers France U, ces joueurs démontrent que l’on peut encore cumuler études et rugby de haut-niveau. Il y a une vie après le rugby, on ne manque jamais une occasion de le leur rappeler ! »
Nicolas BEZY – Demi de mêlée du Stade Toulousain (5 matches en Top 14 et 2 en Coupe d’Europe cette saison) – International -19,-20. Poursuit ses études à l’Université Paul Sabatier de Toulouse où il prépare un diplôme d’ingénieur en génie mécanique.
« J’ai pris énormément de plaisir lors de ces deux rencontres. Cette équipe de France universitaire constitue une vraie bouffée d’oxygène. Les entraîneurs nous demandent beaucoup de mouvement et de prise d’initiative. On se retrouve entre joueurs d’une même génération avec beaucoup de complicité et un point commun : le fait d’être tous étudiants. Pour ma part je suis un cursus aménagé à l’Université Paul Sabatier.
Je double toutes mes années, ce qui devrait me permettre de décrocher mon diplôme en six ans au lieu de trois. J’ai des potes qui m’aident à rattraper les cours et une marraine (un professeur) qui s’occupe de moi. Le rugby occupe une part très importante dans ma vie mais je pense également à mon après-carrière. »


















