
Mathilde Grumier : vice-championne de France universitaire d'escrime en mars dernier, elle a récidivé un mois plus tard aux championnats d’Europe

Publié par Editions Epicure le 03 juillet 2010
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Dans la famille Grumier, on connaissait Gauthier, n°1 mondial à l’épée en 2009 et double médaillé d’argent par équipes aux Universiades d’Izmir 2005 et Bangkok 2007. Voici Mathilde, sa soeur. Vice-championne de France universitaire en mars dernier à Amiens, elle a récidivé un mois plus tard lors des championnats d’Europe moins de 23 ans. Et rêve maintenant de marcher sur les traces de son frère.
Comment as-tu vécu ces Championnats de France universitaires à Amiens ?
J’ai voulu y participer car j’avais besoin de me remettre dans les conditions d’une compétition. Blessée en début de saison, j’ai eu beaucoup de mal à revenir. Je m’étais donc fixé des objectifs simples : avoir des sensations, placer des coups, et surtout prendre du plaisir. À aucun moment, je n’ai pensé au résultat. Lorsque je suis sortie de piste après la finale, j’ai rapidement fais le bilan de ma journée. D’abord la médaille, c’est une ligne supplémentaire à mon palmarès, et puis la manière qui m’a enchantée. J’ai vraiment travaillé mon escrime et placé des touches importantes aux moments clés.
Quelle est la différence par rapport à une autre compétition ?
Lors des championnats de France U, il n’y a pas le même enjeu. Le résultat n’est pas pris en compte pour les sélections, d’autant que cette année, il n’y a pas d’ Universiade. Je crois qu’on aborde tous la compétition sans réelle pression, mais il y en a toujours un peu. En tant que compétiteur, on souhaite gagner et non faire de la figuration.
On ne dit jamais non à un titre. Ce rendez-vous permet de travailler tous les aspects de la compétition, de la tactique au mental, en passant par le physique et la technique. C’est en quelque sorte un examen blanc. De plus, la bonne ambiance qui y règne, nous fait toujours passer des moments très agréables.
Comment s’organisent tes journées-type, entre études et escrime ?
Étudiante en 2e année à l’EFAP, je n’ai cours que l’après-midi à partir de 13h. Mes matinées sont donc consacrées aux entraînements individualisés ou aux soins si nécessaire. Ensuite, je saute dans le métro pour rejoindre les salles de cours de l’EFAP Paris. Puis, je regagne l’INSEP en fin d’après-midi pour les entraînements collectifs : séances d’assauts, musculation ou préparation physique générale. Le soir, je me fixe un temps de travail pour rattraper le dernier cours de la journée que j’ai manqué pour l’entraînement.
Qu’est ce qui te passionne dans les études que tu poursuis ?
À l’EFAP, on apprend tous les métiers de la communication : la publicité, les relations presse, le journalisme, la communication d’entreprise, l’événementiel... Ce sont des métiers où il faut être dynamique, réactif et créatif. Il y a de nouvelles choses à créer tous les jours, on peut se fixer des objectifs. Comme en escrime, on met les choses en oeuvre pour atteindre un but.
Quel souvenir gardes-tu de ta participation à l’Universiade de Belgrade 2009 ?
On m’avait prévenu de l’ampleur de l’événement, mais je ne me rendais pas compte. Ce sont de vrais Jeux Olympiques étudiants. Tout est calqué sur les JO : le village, le restaurant, les lieux de compétitions accessibles par des navettes. Mais ce qui m’a plu c’est de rencontrer différents athlètes, avec chacun un projet professionnel et sportif.
Certains déjà champions , d’autres en devenir. J’ai pu voir différentes compétitions et me rendre compte de la préparation, de la concentration à travers différents sports. Echanger avec eux, où les observer m’a beaucoup appris pour la suite de ma carrière. J’espère revivre cela à Shenzhen, l’année prochaine.

















