From Paris with Love
Toc toc badaboum, de Pierre Morel, avec John Travolta, Jonathan Rhys-Meyers...
Attention production Besson à l’horizon !
Cet avertissement n’est pas à prendre à la légère. Sans savoir grand-chose de l’histoire du film à part qu’il s’agit d’un énième buddy movie (deux hommes qui n’ont rien en commun vont devoir s’entendre pour tuer les méchants), la perspective d’un nouveau Besson a de quoi ranimer les appétits friands de navet. C’est avec une quasi-certitude que nous pouvons avancer que From Paris with love comprendra une poursuite (voire plusieurs) en voiture à travers les rues de Paris, des bastons complètement décomplexées, des héros bourrins, vulgaires au cœur tendre et peut-être (si vous êtes sage) un petit clin d’œil aux yamakasis.
Cette méthode d’écriture de scénario a fait ses preuves car Besson nous la ressert quasiment à chaque fois (à part peut-être pour Arthur et les Minimoys, mais là n’est pas le sujet) et le public d’en redemander des louches.
À noter la présence au générique de Jonathan Rhys-Meyers, l’interprète sublime d’Henri VIII dans la série Les Tudors.
12 Rounds
Catch de plein air, de Renny Harlin, avec John Cena, Aidan Gillen, Ashley Scott...
Ce n’est plus un secret pour personne, le catch est redevenu super tendance. Pendant que dans les cours de recré, les kids arborent des t-shirts de leur lutteur préféré, la WWE (la fédération de catch) se fait de l’argent de poche en mettant en scène ses poulains hypertrophiés dans des films d’action. John Cena, déjà au centre de l’intrigue du drame shakespearien The Marine, revient dans la peau d’un flic dans 12 Rounds. Ne traitant absolument pas de boxe, le film suit un policier amateur de barres énergétiques qui doit retrouver sa fiancée kidnappée en traversant douze épreuves harassantes.
D’ores et déjà mis hors course pour l’oscar du meilleur scénario (la même chose en mieux : Die Hard 3 : une journée en enfer), 12 Rounds s’aligne sur les canons des productions 80’s qui voyaient Schwarzie et Sly envoyer valser les méchants à coups de tatanes, tout en balançant des répliques tout aussi meurtrières que les balles de leurs flingues.
Le souci de la présente entreprise, c’est que John Cena n’a ni le charisme, ni le talent pour être crédible en dehors des bastons, ce qui plombe quand même un peu la vraisemblance du film. Reste un joyeux foutoir où tout le monde semble s’amuser dans un déluge d’explosions. Avec un peu d’indulgence on peut se laisser embarquer...
Phantom of The Paradise
Sans « Faust », de Brian De Palma, avec Paul Williams, William Finley, Jessica Harper...
La ressortie en Blu-Ray et DVD collector du film nous permet de revenir sur ce véritable chef- d’oeuvre du film musical, réalisé par un jeune Brian De Palma, déjà au sommet de son art.
Illustration rock and roll glam du mythe de Faust, Phantom of the Paradise met en scène un producteur véreux qui s’approprie le talent d’un jeune compositeur naïf. La vengeance de ce dernier sera sans pitié.
Opéra rock, Phantom of the Paradise est un film unique, un trip psychédélique qui n’a rien perdu de sa force, 35 ans après sa sortie, aidé en cela par une BO riche et sublime. Lyrique, surréaliste, sensuel et vénéneux à souhait, voici la comédie musicale ultime !





















Phantom of The Paradise, un chef d'œuvre ! A voir, à voir, à voir !!!