Journée de la Femme et parité : un bonnet d'âne pour l'Elysée
C'est la Journée de la Femme et on nous parle parité, c'est bien normal.
Leaders associatifs, militantes féministes et conciliants journalistes entrent dans le bal : ils nous dressent le portrait de notre France qui va mal et de toutes ces inégalités anormales. Bien évidemment, les politiques ne peuvent qu'acquiescer devant ce triste constat et nous promettre qu'ils vont changer tout cela, mais qu'en est-il au sommet de l'Etat ?
Tout d'abord le gouvernement : Nicolas Sarkozy avait alors promis un gouvernement paritaire composé de quinze ministres. Mais Le Monde relève fort justement que l'équipe de François Fillon compte vingt ministres mais seulement un quart de femmes : Michelle Alliot-Marie (justice), Christine Lagarde (économie), Valérie Pécresse (recherche et enseignement supérieur), Roselyne Bachelot (santé) et Marie-Luce Penchard (outre-mer). Si l'on prend en compte les secrétaires d'Etat, on arrive à treize femmes sur trente-neuf, soit un tiers.
Et ce n'est pas mieux à l'Elysée : parmi les cinquante personnes qui forment le cabinet officiel du président ne figurent que six femmes. Et une seule femme participe à la réunion des principaux conseillers du président qui se tient chaque matin à 8 h 30 (Catherine Pégard).
Après tout, les promesses n'engagent que ceux qui y croient...























J'ai envie de suggérer une hypothèse, selon laquelle la faible participation des femmes sur la scène politique serait le simple mépris qu'elles en ont. Desproges