
Le préservatif est un moyen de contraception. C’est aussi le seul moyen de se protéger des infections sexuellement transmissibles.
Le préservatif est un moyen de contraception. C’est aussi le seul moyen de se protéger des infections sexuellement transmissibles. On le sait et pourtant ça n’est pas toujours facile, le moment venu, d’aborder la question ou d’imposer à son copain qu’il le porte. Comment, quand, à qui en parler ?… Une psychologue répond à toutes ces questions.
On sait où le trouver, en pharmacie, en supermarché, dans les distributeurs libre service, voire gratos dans un centre de planification ou d’éducation familiale ou un centre de dépistage anonyme et gratuit. En revanche, on ne sait pas toujours comment l’utiliser ni comment contourner un refus.
Au Fil santé jeunes, les écoutants, médecins et psys en parlent aisément, sachant, comme le note Nathalie Nicolaïdis, psychologue, que "les questions liées à la sexualité et aux relations amoureuses sont celles qui reviennent le plus fréquemment", le préservatif aussi, "malheureusement, souvent après un rapport mal protégé (lorsque le préservatif a craqué ou a glissé) ou lorsque les jeunes ont simplement oublié de mettre un préservatif".
Contourner les réticences de l’autre en en parlant
Comment aborder le sujet avec son copain ou sa copine ? Si on est dans une relation de couple, "en parler avant de faire l’amour est un bon moyen de parler de sexualité et de dire qu’on est prêt", suggère Nathalie Nicolaïdis. Deuxième cas : l’histoire d’un soir, plus complexe parce qu’on ne connaît pas bien l’autre, parce qu’elle arrive parfois de manière inattendue… On n’ose pas en parler ou on est pris dans le feu de l’action.
Pourtant, "il vaut mieux passer par quelques minutes gênantes", insiste la psy, "car attraper une IST qui peut être grave, ou tomber enceinte, cela engage vraiment le corps". Il faut donc être intransigeant!! Et ce d’autant "que si l’un des deux ne veut pas mettre de préservatif, cela veut sûrement dire qu’il n’a pas voulu en mettre non plus auparavant" remarque-t-elle.
Refuser fermement les pratiques sexuelles à risques
La bonne tactique pour convaincre un réfractaire, c’est de demander "pourquoi ?" : bonnes et mauvaises raisons pourront être ensuite discutées, mais bien souvent, les arguments reposent sur des idées reçues. N’ayez pas peur de cette discussion, insiste la psy, c’est une occasion "de mieux se connaître, cela peut changer les choses, et ce, sans pour autant casser quelque chose dans la relation".
Si l’on ne convainc pas le copain, c’est la fille qui peut s’y coller aussi, avec un préservatif féminin. C’est un peu plus compliqué à mettre et un peu plus cher, mais il peut servir toute une nuit. Enfin, s’il n’y a pas d’issue, mieux vaut s’en tenir aux caresses car les autres pratiques sexuelles (pénétration vaginale, fellation, cunnilingus, sodomie) exposent à des risques d’IST.
C’est important de partir à la recherche de l’information
Pour se renseigner avant, ne serait-ce que pour avoir les arguments pour convaincre, plusieurs options : l’infirmière scolaire, les conseillers des CPEF, les brochures que l’on trouve dans l’un et l’autre endroit. Pour ceux que le "face à face" va gêner, Fil santé jeunes est une alternative idéale. On peut parler à des pros sans être à visage découvert, de 8 heures à minuit, week-ends et jours fériés inclus, donc même en urgence !
« On leur conseille d’aller chercher l’info par eux-mêmes quand ils sont prêts. Car l’enjeu de l’adolescence, c’est aussi ça, grandir en se dégageant de sa famille. »


















