Pouvons-nous faire confiance à ce que nous trouvons sur Internet? Il faut croire que la majorité a tranché et que les conséquences de ce que l'on peut trouver à notre sujet via les moteurs de recherche sont déterminantes... A tous les niveaux ! Une étude du site BrandYourself.com et d’Harris Interactive montre ainsi comment les résultats de nos recherches personnelles sur les autres affectent nos relations au quotidien : avec qui pourrions-nous travailler, pour qui pourrions-nous voter… Et qui pourrait être notre potentiel partenaire amoureux... L’étude s’appelle « Just Google me » et les résultats sont étonnants.
Réputation professionnelle
L’e-réputation comme les pros aiment à l’appeler n’est pas un mythe. 42% des personnes interrogées déclarent googliser leurs potentiels collègues/partenaires/patrons. Et pas pour le meilleur puisque pas moins de 45% d’entre eux affirment avoir trouvé une info qui les a découragé à travailler avec eux. A l’inverse, 56% ont été conforté dans leur choix.
Il est à noter que ces chiffres évoluent avec le niveau de diplôme et les revenus : plus vous êtes diplômés et/ou gagnez bien votre vie, plus vous aurez tendance à utiliser internet pour vous informer quant à d’éventuels collaborateurs.
Dans tous les cas, sachez que vous êtes très probablement googlisés par des collègues, futurs ou ex-employeurs et donc que votre réputation professionnelle dépend pour une conséquente partie de ce que l’on peut trouver sur vous sur internet… A bon entendeur !
Internet ou le romantisme 2.0 !
Concernant les relations personnelles, les moteurs de recherche ne sont pas en reste puisqu’ils s’avèrent être une source précieuse d’informations (qui a dit espionnage ?). 43% des adultes américains ayant déclaré avoir recherché des infos sur quelqu’un avouent par ailleurs que cette personne était soit un(e) ex (32%), soit quelqu’un pour qui ils avaient le béguin (26%)… Dans le second cas, c’est encore pire que dans le cadre professionnel : pour 48% des sondés, les informations trouvées ont été rédhibitoires (contre 51% assurés dans leur penchant) !
Vous serez sans doute contents d’apprendre par ailleurs que 20% des parents ayant leurs enfants sous leur toit les ont googlisés… Quand on sait que rien ne vous empêche de mentir lors d’un questionnaire et que certains parents pourraient avoir du mal à avouer espionner leur progéniture, on pourrait subodorer que le chiffre est en fait encore plus important.
Et si Google faisait les élections ?
Les auteurs de cette étude ont eu l’idée de questionner le vote… Au total, 31% des sondés ont fait des recherches sur un homme politique, trouvant pour 54% d’entre eux quelque chose de positif les encourageant à voter pour cette personne (51% à l’inverse). Si l’on peut supposer que dans les trois conjonctures (travail/amour/politique), les nouvelles générations ont tendance à utiliser davantage internet, il est apparu que c’était spécialement le cas pour les étudiants.
Ainsi, 48% des étudiants ont déjà googlisé un politicien, contre 28% pour les gens actuellement sans emploi. Autre apprentissage de ce volet de l’enquête : le taux d’étudiants ayant trouvé une information les confortant dans leur vote monte à 62%. Savent-ils mieux où chercher l’info ou sont-ils plus convaincus avant même de commencer leur recherche ?
Etude réalisée par internet sur un échantillon représentatif de 2570 adultes (18 ans et +) américains.