"C’est moi qui ai les bons chiffres ! Non, c’est moi !". Avec la rentrée, les cours de récréation s’animent, c’est normal. L’Unef et la Fage, les deux premières organisations étudiantes, s’alarment depuis fin août : le coût de la rentrée étudiante aurait augmenté de plus de 4 %.
À Paris, un étudiant s’inscrivant dans le public devrait ainsi débourser, tous postes confondus, 2 657 euros (2 564 en 2010), et en province 2 265 euros (2 167 en 2010).
Le logement constitue évidemment le point noir du budget rentrée : plus de 1 386 euros en Île-de-France, et plus de 1 226 euros en province. Le ministère de l’Enseignement supérieur n’a pas tardé à dégainer ses propres chiffres (seulement quelques heures après les premiers !) :
« L'inflation que connaissent les étudiants n'est pas différente de celle de l'ensemble des ménages. »
Données Insee à l’appui, il affirme notamment que les loyers "connaissent une progression de 1,2 %", alors que "la hausse des loyers était de plus de 2 % en 2008 et de 1,3 % l'année dernière". Dès le lendemain, c’est le mouvement étudiant MET, réputé proche de l’UMP, qui dénonçait la "mauvaise foi" et les "mauvais calculs de l’UNEF et de la FAGE".
Une chose est sûre : tout le monde ne révise pas dans les mêmes cahiers de vacances !



















