
Logement étudiant : Laurent Wauquiez lance un Passeport ad hoc
Laurent Wauquiez se montre décidé à agir pour faciliter l’accès au logement étudiant. Expérimenté dans trois académies, le "Passeport logement étudiant" permettra, sans condition, de faire prendre en charge le dépôt de garantie à la signature du bail.
Mieux : accessibles à "tous les étudiants, tous les logements, toutes les familles", ce fonds, abondés par six réseaux bancaires et la Caisse des dépôts, se portera caution solidaire en lieu et place des parents.
Bordeaux, Lyon et Lille, en attendant mieux
Déjà testée sous des formes similaires en Aquitaine, la formule sera expérimentée cette année dans les académies de Lyon et Lille, avant leur généralisation l’année prochaine.
Le dispositif sera géré par les Crous, qui devront s’assurer que le logement en question "garantit un bon niveau de confort" et que "le loyer n’est pas exorbitant", avant d’orienter les étudiants vers les banques partenaires. La participation des étudiants se monterait de trois à cinq euros.
La plupart des organisations étudiantes se sont montrées plutôt satisfaites. Seule l’Unef, bien que soulignant que le cautionnement solidaire est une de des revendications, s’inquiète des "imprécisions nombreuses" et "exige des mesures ambitieuses" telles que la revalorisation de 20 % des APL et le plafonnement des loyers de petite surface.
Sur ce point, Laurent Wauquiez s’est également engagé, avec son collège Benoist Apparu, secrétaire d’État au Logement, à prendre des mesures afin "d'en finir avec les loyers prohibitifs". Les marchands de listes sont aussi dans le viseur depuis un moment. À suivre de près.
Chiffres contestés
L’Unef critique également les ambitions du nouveau ministre en matière de construction de nouveaux logements : Laurent Wauquiez a annoncé la construction de plus de 5 800 nouvelles unités cette année, mais l’Unef conteste ces chiffres et déplore des retards en la matière par rapport aux annonces passées.
Un ministre fait des annonces, un syndicat fait la fine bouche… Que du classique. Reste que des initiatives sont prises, et que, à une poignée de mois de la présidentielle, on ne saurait se plaindre qu’un ministre fasse plus de gérer les affaires courantes.





















