Oui, les étudiants et leurs mouvements ont une histoire. Chaque mois, la Cité des mémoires étudiantes vous en fait découvrir quelques épisodes à travers notamment certains des documents qu’elle conserve et valorise. Ce mois-ci, la Cité revient sur la cogestion étudiante formalisée, il y a 56 ans, au sein du Cnous et des Crous.
À la Libération, le Comité supérieur des œuvres en faveur des étudiants se transforme en Comité supérieur des oeuvres en faveur de la jeunesse scolaire et universitaire. Il est dirigé par une assemblée générale annuelle et un bureau permanent où siège un petit nombre d’étudiants. Des centres régionaux sont ensuite créés dans chaque académie.
Les étudiants, véritables partenaires
C’est la loi du 16 avril 1955 qui crée le Centre national et les centres régionaux des oeuvres universitaires et scolaires (Cnous et Crous) et en fait des établissements publics dotés de la personnalité civile et de l’autonomie financière. Ces nouveaux centres sont dirigés par un conseil d’administration à présent paritaire dont la moitié des membres sont… des étudiants !
Cette loi consacre ainsi l’idée de cogestion étudiante, un des grands enjeux des revendications de l’Unef des années cinquante. Les étudiants sont reconnus comme de véritables partenaires au sein d’une institution à leur service.
Pourtant, cette parité n’aura de cesse d’être remise en cause... Un décret du 5 mars 1987 signe la fin de cette cogestion paritaire. Depuis cette date, le conseil d’administration du CNOUS est composé de 27 membres dont huit représentants étudiants.
Marina Marchal
Responsable des archives à la Cité des mémoires étudiantes




















