
Manu Larrouy habille ses mots de sonorités electro
Fini la chanson française insolente à base de guitare et reggae, Manu Larrouy a grandi et s'est souvenu de ses disques de son enfance : les Taxi Girl, Etienne Daho et Jacno qui le font prendre un tournant électro de haute volée. Faussement frivoles par moments ("Parachute", "La bulle de savon"), jouant au contraire sur l’émotivité et la mélancolie ("Le Break"), les chansons de Manu Larrouy sur cet album fonctionnent en regard les unes des autres, elles épousent les hauts et les bas sur lesquels s’étalonne toute histoire d’amour fusionnelle.
Elles sont violemment vivantes, ardentes, impudiques ("Dans mes nuits parisiennes", "Le Prince charmant") même si elles sont habillées avec style. Complexes au fond malgré leur simplicité apparente... Son stylo a l’encre parfois féroce mais c’est toujours en vue d’une recherche éperdue d’amour fou, quitte à en payer le prix fort.
Plus du tout "Mec à la coule", osant parfois se montrer chancelant et vulnérable, Manu Larrouy retrouve toutefois son équilibre le temps d’un duo de comédie romantique sous "Le Parapluie" avec la charmeuse qui aura inspiré tout l’album. Et comme avec Toulouse sur le premier album, il rompt ici virtuellement avec la Céline en question sur la chanson crève cœur qui clôture l’album. Celui-ci, tardivement, trouve son titre, ce sera "Y’a Des Jours Où Je t’aime". Ceux qui succomberont assurément à son charme l’aimeront en revanche à temps plein.
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