
Faut-il aller voir "Captain America : First Avenger" au cinéma ? Keek l'a vu en avant-première et vous donne ses impressions...
Dans l'univers des super-héros, Captain America est un personnage à part : symbole du patriotisme américain en collants moulants, d'aucuns le considèrent comme un fanion nationaliste de l'oncle Sam pendant que d'autres l'ont relégué depuis longtemps au rang d'une icône kitsch. Transposer les aventures du premier des Vengeurs à l'écran était donc une gageure... mais force est de constater que le réalisateur Joe Johnston a bien fait le job !
Moins drôle que "Iron Man" et moins viril que "Wolverine", "Captain America : First Avenger" plaira néanmoins aux néophytes comme aux inconditionnels : en s'attardant longuement sur l'origine du personnage, le metteur en scène a su donner de la densité au film comme au héros. En effet, Steve Rogers est un gamin chétif de Brooklyn qui fantasme une guerre qui lui est inaccessible en raison de sa médiocre condition physique. Mais il parvient à se faire engager dans l'armée grâce à sa motivation et son sens du sacrifice hors du commun...
Sélectionné parmi de nombreux autres, Steve Rogers devient un cobaye de l'armée et se transforme en un colosse aussi puissant que rapide. Mais les politiciens décident d'en faire une arme de propagande plutôt qu'un super combattant, et Captain America devient... un artiste de cabaret !
Mais l'homme n'oublie jamais d'où il vient, et il décide de se rebeller pour aller sauver son meilleur ami, fait prisonnier par les nazis. Après un retour triomphal, le capitaine Steve Rogers forme un commando d'élite qui devient l'arme utile face aux projets de Crâne Rouge, un scientifique aussi fanatique que Hitler...
Côté réalisation, on peut difficilement reprocher quoi que ce soit à Joe Johnston : un soin infini est apporté à chaque aspect du film, de la mise en scène élégante au montage soigné, qu'il s'agisse des costumes ou des décors. En conservant un style old-school tout en restant moderne, le long-métrage se laisse regarder et savourer à sa juste mesure. Seul bémol : la 3D est parfaitement inutile !
Côté distribution, on se régale aussi. Chris Evans incarne à merveille le personnage de Steve Rogers, ce qui d'ailleurs pose la question d'un éventuel spin-off avec "Les 4 Fantastiques" puisque l'acteur y incarnait également Johnny Storm alias la Torche. Pour le reste, Tommy Lee Jones est toujours excellent et Stanley Tucci n'a pas à rougir de sa prestation, Neal McDonough incarne un Dum Dum Dugann plus vrai que nature et Hugo Weaving campe un Crâne Rouge aussi inquiétant que crédible...
Pour en savoir plus sur le film, explorez le bouclier interactif qui vous permettra de découvrir plein d’autres contenus exclusifs !



















