
Camille Lacourt, l’homme-dauphin qui gagnait des médailles... En pleine préparation pour les championnats du monde de natation.
2010, Budapest. Championnats d’Europe de natation. Le grand public découvre Camille Lacourt : en raflant trois médailles d’or, ce nageur se fait une place dans la cour des grands. Mais ce n’est pas pour autant qu’il prend la grosse tête, bien au contraire. Nous l'avons recontré il y a quelques jours, en pleine préparation pour les championnats du monde de natation...
Les championnats du monde de natation ont lieu à Shanghai ce mois de juillet. Comment te sens-tu aujourd’hui ?
Que ce soit sur le plan mental ou physique, l’entraînement suit son cours. Il y a encore beaucoup de travail à fournir. Après on verra, on arrivera à Shanghai pour s’amuser.
Tu es devenu récemment une des égéries de Clarins, et ce, pour six ans. Il parait que tu vas travailler avec la maison de beauté sur des thématiques liées à l’environnement ?
Oui, c’est vrai. Déjà, Clarins est soucieuse de l’environnement ils font donc vraiment attention à ce qu’ils utilisent comme produits. Puis là, on va essayer de monter une association sur l’eau parce que 2012 est l’année de l’eau. Le but est d’essayer de préserver cet élément qui part trop vite.
Comment envisages-tu ta reconversion ?
Justement, j’ai la chance d’avoir signé avec Clarins un contrat de six ans, plus reconversion. Donc, ça m’enlève une bonne épine du pied. Je pense que je vais travailler dans cette entreprise, soit dans le management, soit dans l’évènementiel. Et pour l’instant, je me consacre totalement à la natation. Les deux dernières années de ma carrière, je commencerai à retourner en cours pour étudier tout ce qu’il me faut pour entrer dans la vie active.
Comment gères-tu au quotidien cette médiatisation toute nouvelle te concernant ?
Au début, c’est vraiment bizarre et étrange. On essaie de s’y habituer même si c’est assez difficile. Puis après, on s’y accommode. Il y a beaucoup plus de points positifs que de points négatifs. Donc, quand il y a des moments désagréables, on fait le dos rond, et quand c’est agréable, on en profite.
Peux-tu nous parler de l’association "Un maillot pour la vie" ?
J’ai commencé à me rendre dans cette association il y a deux ans, enarrivant au Cercle de Marseille. En fait, les sportifs vont dans les hôpitaux voir des petits enfants atteints du cancer. On leur fait remplir une fiche de leurs rêves. Pour beaucoup d’enfants, c’est d’aller voir un match de l’OM… Cette association fait tout pour que leur voeu soit exaucé. C’est un véritable plaisir de permettre à ces jeunes de les amener à faire quelque chose de très agréable dans leur vie qui est très difficile.
Quels sont tes projets pour cet été ?
Après les championnats du monde, j’ai trois semaines de vacances. Pour l’instant, rien n’est vraiment fixé. Il va y avoir une semaine en famille, une semaine entre amis, et la troisième semaine, je ne sais pas encore.
Si tu pouvais aller en vacances avec des sportifs, avec qui ce serait, où iriez-vous, et que feriez vous ?
Les vrais sportifs que je côtoie tous les jours, ce sont les nageurs de Marseille, avec qui je m’entends très bien. Je dirais Fabien Gilot et Maxime Bussière, deux nageurs du Cercle des Nageurs [Le Club du Cercle des Nageurs de Marseille dont il fait partie, n.d.l.r.]. Je pense que j’irais à la Réunion, il y a du surf, on peut aller se balader dans la montagne, faire du vélo, du VTT, de la course… Je pense que c’est un bon lieu de vacances un peu sportives tout en pouvant se détendre. Je suis très nature, je suis originaire de la montagne. C’est quelque chose qui me plaît et dont je suis très proche.
Plus jeune, tu étais plutôt réservé ou ouvert ?
Jusqu’aux alentours de la 4e, j’étais un peu introverti. Après, j’ai trouvé de très bons amis avec qui je me suis beaucoup amusé. J’ai grandi avec eux donc je me suis un peu extraverti avec eux aussi. Au début du collège, j’étais beaucoup plus timide et réservé et au fur et à mesure, ça allait mieux.
Tu lis tous les messages que tes fans laissent sur ton site Internet. Est-ce que tu échanges avec eux directement sur la Toile ?
Non. Je sais par exemple que sur Facebook, il y a deux groupes de fans. Un, c’est un de mes amis qui le tient, mais je n’ai pas beaucoup d’échanges avec lui. Et l’autre, ce sont des fans qui le tiennent. J’y vais assez rarement, je sais qu’ils le tiennent vraiment bien, je leur fais confiance. Et pour les messages de mon site Internet, je les lis. Répondre à tout le monde, c’est trop compliqué, mais j’essaie de les remercier assez souvent, quand j’en ai l’occasion.
Propos recueillis par Nadia Bijarch

















