
Dominique Strauss-Kahn vient d'être libéré sur parole... mais les chefs d'accusation sont maintenus
La justice américaine vient de lever ce vendredi la caution imposée à Dominique Strauss-Kahn. L'homme est donc libre et le tribunal lui a rendu l'argent versé en garantie lors de sa mise en liberté sous surveillance ; 1 million de dollars tout de même !
Et le meilleur dans l'histoire, c'est que ce n'est pas la une prouesse de ses avocats mais une demande des procureurs, qui ont déclaré que des doutes existaient désormais sur la crédibilité de Nafissatou Diallo, la femme de chambre d'un hôtel de New York à l'origine des accusations de tentative de viol : elle aurait eu des contacts répétés avec un prisonnier et lui aurait notamment parlé de l'argent qu'elle pourrait gagner grâce à ce procès. Par ailleurs, des versements suspects d'un montant de 100 000 dollars ont été faits sur son compte...
Libéré mais toujours accusé
Le juge a donc accepté la libération de DSK sur parole ("relased on his own recognition").
« Je constate que les éléments de ce dossier ont fortement évolué et je conviens que le risque qu'il ne se présente pas aux audiences s'est quelque peu réduit. Je libère donc Monsieur Strauss-Kahn sur parole », a dit le juge Michael Obus.
Néanmoins, le procès aura bien lieu et DSK risque toujours 74 années de prison pour 7 chefs d'accusation ! Mais si la relation sexuelle entre Dominique Strauss-Kahn et la femme de chambre reste confirmée et prouvée par les analyses ADN, confondre libre-échange et libre-échangisme n'est pas un crime si la relation est consentie (ce n'est d'ailleurs pas l'actrice porno Natasha Kiss qui dira le contraire).
Libéré sur parole mais retenu aux USA
Dominique Strauss-Kahn peut donc retourner à Washington en homme libre... mais pas en France. Car si DSK n'est plus assigné à résidence, il devra rester aux Etats-Unis : le tribunal conserve son passeport pour éviter que le gentleman fucker ne fasse une lointaine escapade en avion.
Que comprendre de cette demi-libération ? C'est très simple : l'accusation n'accorde plus le même crédit au récit de la victime présumée... mais elle n'abandonne pas pour autant les poursuites, car l'enjeu judiciaire reste intact.
Que s'est-il passé dans cette chambre du Sofitel de New-York le 14 mai 2011 entre Nafissatou Diallo et Dominique Strauss-Kahn ? La relation sexuelle est avérée, les hématomes sur le corps de la jeune femme aussi. Une séance quéqette un peu musclée ? Nul ne le sait... mais l'avenir le dira. Et on pense fort à Anne Sinclair.




















