Avatar
Révolution d'anticipation, de James Cameron, avec Sam Worthington, Sigourney Weather...
Après un long silence (Avatar, curieux projet alléchant, annoncé ni plus ni moins comme le film qui devrait changer à jamais la face du cinéma spectaculaire.
Entièrement tourné en numérique et visible en 3D (fortement conseillé), le film emmène le spectateur aux confins du réel, sur une planète lointaine. Peu d'éléments ont réussi à filtrer sur ce projet colossal, mais suffisamment pour insister sur le fait qu'il s'agit là de l'événement de cette fin d'année, entre poésie et grand spectacle.
La Route
Road movie, de John Hillcoat, avec Viggo Mortensen, Guy Pearce...
Sur la route marchent un homme et son fils. Leur monde a été dévasté, pillé et laissé pour mort. C'est l'apocalypse depuis dix ans maintenant. Plus de forêts, plus de nourriture, seulement de la cendre et des ruines. L'homme et son fils suivent le chemin qui devrait les mener à l'océan, à la recherche d'un climat plus clément. Le monde autour d'eux est primitif. Privé de ses privilèges, l'humain est retourné à la barbarie. Les cannibales guettent et l'homme doit tout faire pour protéger son enfant qui demeure sa seule raison de vivre. Vous voyez le tableau…
Récit fataliste à la force évocatrice troublante, 2012. Monument de cinéma en perspective.
Sons of Anarchy
Série rock and roll, de Kurt Sutter, avec Ron Perlman, Charlie Hunnan, Katey Sagal...
Les aficionados de Oz, The Shield ou des Soprano étaient privés de série « badass* » depuis l'arrêt de ces dernières. Qu'ils se rassurent, la relève arrive ! Série fumante du moment, Sons of Anarchy, après une diffusion sur M6, déboule avec fracas en coffret DVD et devrait relancer la mode des bikers, quarante ans après Easy Rider.
Drame policier aux allures chromées, la série prend pied à Charming, petite bourgade de Californie, sous le joug d'un gang de motards, les Sons of Anarchy. À leur tête, Clay Morrow, vieux briscard marchand d'armes, prêt à tout pour faire fructifier son petit commerce. À ses côtés, Jax Teller, ange blond qui devrait trouver le chemin du cœur des jeunes filles, poursuit le rêve de faire de son club de moto une entité plus responsable, en accord avec la loi.
Prenante dès le premier épisode, Sons of Anarchy est de la trempe de ces séries qui vous scotchent à votre fauteuil en prenant soin d'installer une addiction des plus redoutables. Novatrice de par son postulat (les motards donc), SOA fourmille de personnages secondaires tous plus fouillés les uns que les autres et évite ainsi la sempiternelle routine. Une gageure remportée par l'un des artisans de The Shield, décidément une nouvelle fois très inspiré.
Là-Haut
Maison in the sky with diamond, de Pete Docter et Bob Peterson...
Carl rêve de voyage depuis toujours. Ses héros sont de grands aventuriers téméraires et sans reproches qui parcourent le globe à la recherche des cités perdues et autres trésors enfouis. Mais Carl n'a pas leur étoffe. Toute sa vie il l'a passée paisiblement dans sa maison avec sa gentille épouse. Le jour où celle-ci décède, Carl dépérit. Cependant, alors que sa demeure est menacée par des promoteurs, il décide de prendre le large en attachant au toit de sa bicoque des milliers de ballons...
Fabuleux récit d'aventure, Là-Haut ne vient qu'affirmer la supériorité de Pixar en tant que génie de l'animation. Si les images sont juste sublimes, c'est pourtant l'histoire, avec son émotion et ses gags, qui remporte la mise.
Par Gil'Ozzy




















