
Êtes-vous souvent victime de cette angoisse qui vous prend à la gorge, qui vous paralyse et vous empêche d’avancer ? Stop le stress !
Êtes-vous souvent victime de cette angoisse qui vous prend à la gorge, qui vous paralyse et vous empêche d’avancer ? Si c’est le cas, arrêtez de vous ronger les ongles : il y a toujours moyen de se détendre, voire de ne garder que le meilleur du stress.
Avant tout, faisons un peu de mécanique, car il faut savoir que la machine humaine utilise normalement l’outil "stress" pour la bonne cause. En effet, devant un événement particulier analysé comme un danger, le corps produit de l’adrénaline et du cortisol, tout en augmentant le rythme cardiaque. Ceci doit permettre à l’individu concerné de réagir rapidement : comme le faisaient nos ancêtres devant les prédateurs ou les mammouths.
À la base, le stress est quelque chose d’utile !
Hélas, dans notre quotidien, les choses ne sont pas si simples, et les mammouths, quelles que soient les formes sous lesquelles ils se présentent, donnent souvent du fil à retordre à qui les rencontre. Tant et si bien qu’on se laisse parfois submerger par un état de stress qui devient quasi permanent.
Tout semble alors devenir un danger potentiel, et la moindre cause physique (fatigue), mentale (mésestime de soi), émotionnelle (sentiment amoureux) ou sociale (compétition) fait paniquer. On perd toute confiance en soi, on a l’impression de ne plus rien maîtriser, la tension grimpe et, au final, on est épuisé avant même d’avoir bougé un orteil. Quoi de plus normal ? Ça finit par tomber sur les nerfs, on entre dans un cercle vicieux et la vie devient très très compliquée.
Respirez avec le ventre !
Ce petit exercice tout bête peut vraiment aider à se détendre : dans une atmosphère calme, assis ou couché, posez une main sur votre ventre. Respirez profondément, de façon à sentir votre main bouger au rythme des inspirations et des expirations (les premières doivent être plus courtes que les secondes). En même temps, pensez à quelque chose d’apaisant : un paysage, un tableau, un morceau de musique...
Pour lutter contre les effets du stress
Ne vous précipitez surtout pas sur l’armoire à pharmacie de votre tante fragile des nerfs pour taper dedans. À votre âge, il est rare d’avoir besoin de médicaments, et si jamais c’était votre cas, seul un médecin pourra vous aider.
Dans un premier temps, adoptez plutôt quelques comportements qui ont fait leurs preuves :
- faites régulièrement du sport, pour évacuer les tensions,
- couchez-vous tôt et dormez suffisamment (vous n’êtes pas obligé de clamer sur tous les toits qu’une petite infusion de camomille ou un verre de lait chaud avec du miel dedans vous aide à trouver le sommeil : on a sa dignité) ;
- mangez sainement : oui, il est scientifiquement prouvé que ça aide ;
- trouvez de petits exercices de relaxation à effectuer quotidiennement .
Pour lutter contre les causes du stress
Là, il s’agit de traiter les choses plus en profondeur. Profitez d’une heure de calme pour faire un point avec vous-même, ou en compagnie d’un proche de confiance. Essayez d’analyser objectivement les principales raisons qui vous font perdre votre sang-froid. Avez-vous peur de l’échec scolaire ? Ne vous sentez-vous pas à la hauteur ? Retroussez vos manches. Efforcez vous de travailler avec régularité et en mettant de l’ordre dans les priorités.
Si vous travaillez correctement, mais que vos résultats sont très en deçà de ce qu’on attend de vous, vous pouvez sereinement envisager un redoublement ou un changement d’orientation. Ce n’est pas un drame. Êtes-vous si épris d’excellence que seule une moyenne générale de 18 vous détendrait ? Renoncez à ces attentes irréalistes. Donnez-vous au maximum de vos possibilités, tout en vous rappelant qu’on peut très bien réussir dans la vie sans être un pur génie. Et puis, relativisez : gardez en mémoire que Jean-Paul Sartre himself n’a eu que 22/40 en philo quand il a passé son bac.
Halte aux relations toxiques !
Un bon tissu social est un excellent remède au stress. Adoptez la maxime de Florian, fabuliste du XIIIe siècle, qui a écrit : "le chemin est déjà assez mauvais sans nous jeter encore des pierres". Évitez - ou au moins tentez d’éviter - les attitudes néfastes pour vous et/ou envers autrui. Adoptez le système 3P : pensée permanente positive. Mine de rien, ça change tout.
Pour ne garder que le bon stress...
Il doit être un moteur et un stimulant, augmenter vos capacités de réaction, comme pour un sportif avant la compète. Au lieu de rester paralysé par la trouille, foncez. Une fois lancé, ça va (presque) tout seul. Mais n’oubliez pas que pour pouvoir tirer tous les bénéfices de la bouffée d’adrénaline, il faut savoir, une fois l’épreuve passée, évacuer toutes les tensions et se reposer... jusqu’à la prochaine fois !
Sylvie de Mathuisieulx

















