C’est dans une Amérique encore émue par la vague de suicide de jeunes homos que nait une campagne aux accents anglais très gay-friendly et avec pour unique visée de remonter le moral a ceux qui souffrent au quotidien d’une différence qu’ils n’ont jamais choisie.
"
Fucking gay boy !" où encore "
dick sucker", telles sont les insultes qu’ont pu entendre
Tyler Clementi (18 ans), dont le compagnon avait diffusé sur Internet une vidéo de leurs ébats, ou
Billy Lucas (15 ans), victime de harcèlement moral dans son lycée de l’Indiana. Mais si c’est bien aux States qu’est né le projet "
It Gets Better", l’homophobie n’est pas un mal exclusivement étatsunien : le monde entier souffre des humiliations et des quolibets infligés à ceux qui s’adonneraient a de tels "péchés".
Alors, outre-Atlantique, plusieurs artistes se donnent le mot et tentent avec les leurs de soutenir les jeunes homos, comme le chroniqueur Dan Savage dont le compagnon Terry a témoigné :
«C'était horrible, les gens étaient cruels, on me frappait contre les murs, on cassait les vitres de ma voiture pour chier dedans… Mais les choses se sont améliorées dès le premier jour où j'ai quitté le lycée.» (Têtu, 4/10/10)
Donner du courage. C’est ce que tente Ke$ha, la sulfureuse, dans son hit "We R who we R" qui a déclaré (toujours à Têtu) :
« Je suis très affectée par cette vague de suicides, pour avoir été moi-même détestée durant ma carrière. Je ne sais pas ce qu'on pu ressentir ces jeunes personnes cependant, mais je veux leur dire que les choses s'arrangent et qu'il faut être heureux de ce qu'on est. Les bizarreries sont belles et rendent la vie plus intéressante. J'espère que cette chanson célèbrera ce sentiment. »
Alors, ça ira mieux après. Et en attendant, il existe des solutions.
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Anthony Callea, en Espagne où la droite remet clairement en cause l’ouverture du mariage aux homos, et au Royaume-Uni où plusieurs universités britanniques placent la célébration des grands noms gay comme pilier de leur lutte contre l’homophobie... Mais la situation n’est pas au beau fixe pour tous les jeunes gays.
Il existe des structures, telle l’association
Le Refuge qui accueille de jeunes homos "mis à la porte" par leurs parents, telle la
Ligne Azur qui écoute des jeunes qui se posent des questions aussi diverses qu’intimes (et qui a fait l’objet d’une campagne du ministère de l’Éducation nationale en 2010) où bien encore des associations lycéennes indépendantes telles l’
AEVL qui envisage une campagne de lutte contre le mal-être et plus spécifiquement contre l’homophobie.
Si
Harvey Milk n’est plus la pour voir ça, il serait du moins satisfait de voir ce qui se fait pour perpétuer son héritage. A suivre donc : "
It Gets Better".
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Ligne Azur : 0 810 20 30 40